Ces nouvelles règles bancaires de mars 2026 qui vous permettent de récupérer vos frais prélevés depuis 2023

Bonne nouvelle pour tous ceux qui scrutent leurs relevés bancaires en haussant un sourcil, agacés de voir s’accumuler les lignes de frais divers et (souvent) variés. Depuis mars 2026, une réforme des règles bancaires redonne de la voix aux clients : désormais, la possibilité de récupérer certains frais bancaires prélevés depuis 2023 n’est plus un fantasme mais une réalité concrète. Avouez que ça mérite qu’on s’y attarde un moment.

À retenir

  • Une réforme impose désormais le remboursement des frais bancaires abusifs depuis 2023.
  • Les banques doivent fournir un détail précis des frais sur trois ans à la demande des clients.
  • Face à un refus, le médiateur bancaire peut trancher en faveur des clients dans la majorité des cas.

Un coup de balai sur les frais abusifs

La réforme entrée en vigueur ce printemps vise un objectif clair : remettre un peu d’équité dans la relation entre les banques et leur clientèle. Depuis des années, beaucoup d’entre nous – moi la première – avons vu fleurir sur nos comptes des frais souvent opaques : commissions d’intervention, frais de rejet pour un simple oubli, ou « frais divers » dont l’origine semble parfois plus mystérieuse que les chiffres du loto. Les associations de consommateurs se sont saisies du sujet, argumentant que certains prélèvements étaient non seulement excessifs mais, surtout, insuffisamment justifiés.

La nouveauté majeure de 2026 : grâce à la nouvelle réglementation, toute personne ayant subi des prélèvements automatisés, non expliqués clairement ou dépassant les plafonds désormais fixés par la loi, peut en demander le remboursement… et ce sur les opérations effectuées depuis le 1er janvier 2023. Autant dire que ces trois petites années peuvent peser lourd sur le portefeuille !

Je me souviens d’une amie, Françoise – rigoureuse, mais allergique aux petits caractères –, qui ignorait qu’elle payait chaque mois plus de 15 euros de frais cumulés pour des « incidents de fonctionnement » qu’elle n’avait jamais vraiment identifiés… Ou quand la fidélité rime avec naïveté ? Cette réforme, c’est son sauveur inespéré.

Concrètement, qui est concerné ? Et pour quels frais ?

Cette possibilité de remboursement n’est pas réservée à une poignée de contestataires. Tous les clients particuliers – pas de distinction selon l’âge, l’activité ou le type de compte – sont concernés dès lors qu’ils ont subi des frais bancaires qui :

  • n’ont pas été clairement notifiés ou expliqués sur le relevé ou dans la communication bancaire
  • ont dépassé les plafonds légaux aujourd’hui renforcés (par exemple, pour les frais de rejet de prélèvements, les montants sont strictement encadrés depuis 2025)
  • ont été appliqués de manière récurrente, sans solution amiable ou explication valable

Tous les frais ne sont pas concernés. Ceux correspondant à des opérations réellement exceptionnelles, validées expressément (un virement urgent demandé en agence, par exemple), ou ceux dont la légitimité est prouvée par la banque, ne tombent pas sous le coup de la nouvelle réglementation. Mais pour tout le reste… la porte est entrouverte.

Un détail qui pimente l’histoire : la loi impose désormais aux banques de conserver et communiquer, sur simple demande du client, l’intégralité du détail des frais perçus sur trois ans glissants. Impossible – ou presque – de se défiler face à une requête bien formulée.

La marche à suivre pour récupérer vos frais

Réclamer ses frais n’a rien d’une démarche kafkaïenne ou humiliante. Chacun peut s’en saisir à son rythme. La procédure, désormais formalisée, permet à n’importe quel client de solliciter sa banque sur les frais suspectés d’abus, pour toute opération datée de janvier 2023 à aujourd’hui.

Premier réflexe à adopter : éplucher ses relevés (en ligne, c’est souvent plus simple, mais un bon vieux classeur cartonné peut aussi faire l’affaire !). Identifier les frais concernés, puis adresser une demande – écrite, de préférence – à votre conseiller ou au service réclamation. Les banques sont tenues de répondre sous trente jours, avec l’obligation de justifier chaque ligne contestée. Si la justification ne convainc pas, ou si le silence prévaut, le médiateur bancaire peut être saisi directement (la procédure est gratuite pour les particuliers).

Certains redoutent le face-à-face avec leur banque. Qu’on se rassure : la réforme joue pour vous. Depuis janvier, les banques françaises ont multiplié les formations de leurs salariés pour gérer ces demandes avec tact – parfois un brin d’agacement point chez eux, concédons-le, mais le cadre est désormais en votre faveur. Lorsqu’un remboursement est valide, il doit, selon la réglementation, être effectué sous deux mois. Bref, plus d’excuses ni de dossiers qui traînent et s’enlisent au fond d’un tiroir numérique.

Et si la banque refuse mordicus ?

Dans ce cas, chaque client conserve la possibilité de saisir le médiateur bancaire, figure pourtant souvent méconnue : plus de 85% des dossiers déposés en 2025 ont abouti à une résolution favorable au client (source : rapport ACPR 2026). Oui, 85%! Qui aurait pensé que dans ce rapport de force David contre Goliath, le petit pouvait sortir grand gagnant?

Et après ? Une nouvelle relation banque-client

Impossible de ne pas ressentir une forme de jubilation à voir s’inverser, ne serait-ce qu’en partie, les anciens rapports de force. Plus que la perspective – séduisante, avouons-le – de récupérer quelques dizaines ou centaines d’euros, ces nouvelles règles imposent à tout le secteur bancaire une contrainte nouvelle : la pédagogie. Informer, expliquer, justifier. Finies les petites lignes absconses pour mieux cacher les prélèvements automatiques ! Dans les faits, plusieurs réseaux ont déjà repensé leurs relevés et leur communication. On peut encore s’attendre à des progrès… mais l’élan est enclenché.

Reste que la vigilance demeure le meilleur allié : surveiller ses opérations, interroger sa banque, comparer les offres (la mobilité bancaire s’est elle aussi simplifiée ces dernières années). Recevoir un relevé bancal et garder le silence ? Désormais, c’est une absurdité. On ne laisse plus s’évaporer son argent en frais injustifiés sans réagir. Une amie m’a confié enthousiaste après avoir réclamé avec succès plus de 120 euros : “Au fond, on apprend à tout âge à ne plus se laisser faire.” C’est peut-être là la vraie victoire de cette réforme : transformer chacun en acteur exigeant… et non plus en client résigné.

Un mot pour finir sur une réalité que personne ne soupçonnait : depuis avril, certaines banques ont constaté une baisse du volume de ces fameux frais annexes, preuve que la pression des clients, quand elle est collective, agit comme un électrochoc. Ma question demeure : si nous reprenons la main sur la compréhension et la gestion de nos frais bancaires, jusqu’où ce vent de changement emportera-t-il les autres secteurs ? Peut-être le début d’un printemps des consommateurs ? À suivre, et pourquoi pas en inspirant autour de nous, avec la satisfaction de tracer la voie…

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