Début d’année : ces erreurs qui fragilisent votre immunité chaque hiver (et comment les éviter dès aujourd’hui)

On a tous déjà senti ce coup de fatigue qui pique au retour de janvier. Nez qui chatouille, gorge un peu râpeuse, la sensation d’être à deux doigts de tomber malade – comme chaque année, un scénario qui se répète sans grande originalité. Pourtant, ce fameux “coup de mou” hivernal n’est pas une fatalité. À force de quelques habitudes bien ancrées (et pas toujours idéales), on sabote parfois nos propres défenses… sans même nous en rendre compte. Après plusieurs hivers à jouer à cache-cache avec les virus, j’ai fini par repérer les vraies erreurs qui fragilisent nos boucliers immunitaires et, surtout, les solutions concrètes pour s’en débarrasser.

À retenir

  • Pourquoi les résolutions brutales du Nouvel An fragilisent votre système immunitaire.
  • Le rôle insoupçonné de la lumière et de l’activité physique dans la défense contre les virus hivernaux.
  • Comment une alimentation monotone mine votre immunité sans que vous le sachiez.

L’importance du rythme – ou comment la routine du nouvel an bouscule tout

L’euphorie des fêtes se dissipe, les décorations retournent dans leurs cartons, et soudain, on se croit obligé de repartir à zéro. On multiplie les bonnes résolutions : arrêter de grignoter, se lever plus tôt, attaquer un “détox” express. J’ai essayé, comme beaucoup, les réveils plus matinaux, le rééquilibrage brutal après les excès, persuadée que la rigueur remise sur les rails allait tout arranger. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que ce changement de rythme brutal affole l’organisme. Notre système immunitaire, déjà sursollicité par la période hivernale, a horreur des montagnes russes. Un manque soudain de sommeil (parce qu’on s’impose d’aller marcher à l’aube) ou des repas sautés au nom de la raison… et la vulnérabilité gagne du terrain.

Mieux vaut jouer la carte du bon sens : revenir à des horaires de coucher et de lever réguliers, s’offrir une reprise douce et progressive, penser à la fameuse “sieste réparatrice” si une nuit a été trop courte. Rien de miraculeux, mais une régularité tranquille qui, en quelques jours, redonne à notre immunité ses repères. Entre nous, je préfère mille fois la douceur régulière à la promesse de transformation-éclair…

Sous-estimer la lumière et l’activité – la double peine du “cocooning” excessif

On ne va pas se mentir, janvier invite à la torpeur. Les jours rallongent à peine, le froid donne envie de rester collé au radiateur et, soyons honnêtes, on se trouve toujours une bonne excuse pour esquiver la promenade quotidienne. J’ai compté : l’hiver dernier, certains jours, pas plus de 400 pas sur mon podomètre… et un moral en berne, une énergie dissipée. Ce n’est pas seulement la paresse : le manque de lumière naturelle (qui réduit la production de vitamine D, une vitamine clé pour le système immunitaire) affaiblit nos défenses. D’ailleurs, une enquête récente de Santé publique France a montré que près de 75% des plus de 60 ans présentaient une carence en vitamine D à la sortie de l’hiver.

La solution ? Profiter du moindre rayon pour sortir, même dix minutes suffisent à faire la différence. Une balade chaque jour ou un café sur le balcon, ce n’est pas de la fainéantise, c’est de l’entretien préventif. Quant à l’activité physique, pas besoin de viser le marathon : le simple fait de bouger, de marcher, de s’étirer relance la circulation et stimule les globules blancs. Ma sœur, grande adepte du tricot, a installé ses aiguilles près de la fenêtre pour crocheter tout en profitant du soleil de 15h… Une astuce qui combine loisir et prévention, sans une once de culpabilité.

L’alimentation en mode pilote automatique : l’ennemi invisible

On parle souvent de “bien manger”, mais qui n’a jamais connu ce schéma répétitif : soupe, tartines, pâte à tartiner – et on recommence ? À l’hiver 2025, j’ai traversé une période de menus hyper-monotones, histoire de ne pas me “compliquer la vie” après la profusion des fêtes. Résultat : un petit rhume trainant, une énergie proche du néant et cet ennui gustatif qui met le moral à terre. Manger “pour se nourrir”, mais sans plaisir, sans diversité, finit par affaiblir la flore intestinale, alias le quartier général de notre immunité. Les spécialistes le répètent : 70% de nos défenses immunitaires prennent racine dans l’intestin.

Le remède est à la portée de nos paniers : penser aux légumes racines, aux agrumes, aux oléagineux, aux yaourts nature (vive les probiotiques), aux légumineuses. Introduire un aliment nouveau chaque semaine, c’est (re)découvrir la curiosité dans les assiettes. Rien à voir avec une lubie extrême ou une chasse au super-aliment, mais une invitation à réveiller le quotidien. Un menu qui danse, c’est une immunité qui chante – et le moral qui suit !

La tentation du repli social : l’oubli de l’immunité qui se partage

On vante souvent les bienfaits du cocooning – mais l’affectif, les échanges humains, ce sont aussi des nutriments essentiels pour notre santé. J’ai remarqué, sur mes propres hivers confinés (covid, grippes, isolement), qu’un apéro partagé, même à deux, a plus d’effet revitalisant qu’un multivitamine. Le rire, la discussion animée, l’attention échangée libèrent des hormones (dopamine et ocytocine en tête) qui agissent comme des “boosters” naturels du système immunitaire. Le repli prolongé, au contraire, fragilise nos défenses et peut même accentuer l’inflammation selon certaines études menées ces deux dernières années.

La parade? Prendre le prétexte d’un thé ou d’une chorale, téléphoner à une amie, organiser un déjeuner, s’inscrire à un atelier. La stimulation sociale, même légère, réduit le stress chronique – ce grand saboteur de l’hiver – et fait pétiller nos réserves immunitaires. Parfois, une soirée jeux de société entre voisins vaut bien toutes les cures de zinc : votre cerveau rit, votre corps le remercie.

Les erreurs ne sont jamais définitives, heureusement. S’offrir la liberté d’apprendre, de corriger le tir, de réinventer sa routine – surtout après 55 ans – voilà une aventure qui ne s’essouffle pas. Et si, cette année, on se prenait au jeu de bousculer quelques habitudes pour repartager l’énergie de l’hiver ? Parfois, la meilleure défense, c’est l’art d’être vivant, curieux, et bien entouré… Et vous, quelle petite habitude plaisir comptez-vous introduire en 2026 pour booster votre immunité sans effort ?

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