Les frais bancaires à la succession, c’est terminé : voici comment les Français les réduisent en 2026 (et c’est bien plus simple qu’on ne le croit)

Excellente nouvelle ! Les frais bancaires liés aux successions, qui pouvaient représenter jusqu’à 6,5% du montant des comptes selon les établissements, ne sont plus une fatalité. Depuis les évolutions réglementaires de 2024 et les nouvelles pratiques qui se généralisent en 2026, nous disposons enfin d’outils concrets pour préserver notre héritage des appétits bancaires.

Je dois vous l’avouer, quand j’ai accompagné ma sœur dans les démarches de succession de notre mère l’année dernière, j’ai été sidérée par les montants réclamés. Plus de 2 800 euros de frais divers pour débloquer des comptes ! C’est ce qui m’a poussée à creuser le sujet, et ce que j’ai découvert va vous intéresser.

La révolution silencieuse des mandats post-mortem

La première arme dans notre arsenal, c’est le mandat post-mortem, enfin démocratisé par les banques françaises. Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni complexe ni réservé aux grandes fortunes. Il suffit de signer un document chez votre banquier qui désigne une personne de confiance pour gérer vos comptes après votre décès, sans passer par les lourdes procédures classiques.

Concrètement, votre mandataire pourra effectuer les virements nécessaires, régler les factures courantes et même vendre des titres si besoin, le tout sans les fameux « frais de succession » qui grèvent habituellement les héritages. La Banque de France a d’ailleurs publié en 2025 un guide pratique qui confirme que 73% des établissements proposent désormais cette solution gratuitement ou pour moins de 50 euros.

L’astuce que peu connaissent ? Vous pouvez nommer plusieurs mandataires avec des pouvoirs différents. Par exemple, votre conjoint pour les comptes courants, votre fils aîné pour l’assurance-vie, votre fille pour le PEA. Cette répartition évite les conflits familiaux tout en optimisant la gestion fiscale.

L’assurance-vie, votre meilleure alliée méconnue

Parlons franc : l’assurance-vie reste l’outil le plus efficace pour transmettre sans frais bancaires, mais beaucoup d’entre nous l’utilisent mal. En 2026, les contrats multisupports permettent une souplesse inouïe. Vous pouvez y loger votre épargne classique, vos liquidités de précaution, même une partie de vos investissements immobiliers via les SCPI.

La beauté du système ? Au décès, les bénéficiaires reçoivent directement les fonds, sans passer par la succession bancaire traditionnelle. Fini les attestations notariales, les blocages de comptes et surtout les commissions d’intervention. Selon les derniers chiffres de France Assureurs, 89% des versements aux bénéficiaires s’effectuent désormais sous 15 jours, contre plusieurs mois pour une succession classique.

Mon conseil d’amie : répartissez vos avoirs. Gardez 3 à 6 mois de charges courantes sur vos comptes bancaires pour la vie quotidienne, et basculez le reste vers l’assurance-vie. Certains contrats proposent même des cartes de retrait, vous donnant accès à vos fonds comme sur un compte courant.

Les comptes joints et comptes indivis, une stratégie gagnante

Voici une tactique que j’applique personnellement avec mon mari : nous avons transformé la plupart de nos comptes épargne en comptes joints. Résultat ? En cas de décès de l’un de nous, l’autre continue d’accéder aux fonds sans aucune procédure particulière, comme si rien ne s’était passé.

Cette approche fonctionne particulièrement bien pour les couples, mais aussi pour les fratries qui s’entendent bien. Attention toutefois : tous les co-titulaires sont solidairement responsables des dettes et découverts. C’est pourquoi nous réservons cette solution aux comptes épargne et aux placements, jamais aux comptes courants où transitent les charges courantes.

Une subtilité intéressante : le compte indivis, moins connu que le compte joint, permet aux héritiers de récupérer directement leur quote-part sans attendre le règlement complet de la succession. Plusieurs banques en ligne proposent cette option depuis 2025, souvent sans frais de tenue de compte.

Négocier avec sa banque : mode d’emploi

N’ayons pas peur des mots : les banques ont besoin de nous autant que nous d’elles, surtout à notre âge où nous représentons souvent leur clientèle la plus rentable. Forte de cette réalité, j’ai négocié l’année dernière un « forfait succession » avec notre conseiller. Pour 120 euros annuels, notre banque s’engage à traiter gratuitement toutes nos démarches successorales futures.

Ces forfaits existent désormais dans la plupart des établissements, mais ils ne les proposent pas spontanément. Il faut les demander ! Certaines banques vont même plus loin en incluant une assistance juridique et des conseils en optimisation fiscale.

La clé du succès dans ces négociations ? Arriver préparé avec des chiffres. Calculez ce que vous rapportez annuellement à votre banque (intérêts sur emprunts, commissions sur placements, frais de cartes, etc.) et mettez ce montant en perspective avec leurs exigences. Vous serez surpris de leur flexibilité.

L’avenir nous sourit enfin sur ce terrain. Les nouvelles obligations de transparence imposées aux banques depuis 2024, couplées à la concurrence accrue des néobanques, rééquilibrent progressivement les rapports de force. Nous avons maintenant les outils pour protéger notre héritage familial des ponctions excessives. Il suffit de s’en saisir avec détermination et intelligence.

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